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Grève de 72 heures du SYNPHOT/ Les pauvres populations en font les frais

synphotLa grève de 72h (4, 5 et 6 décembre 2013) que mènent depuis hier les médecins du Togo engendre déjà des conséquences pour les pauvres populations. Elle affecte le fonctionnement des hôpitaux au Togo. Bien que cette fois ci, les morgues soient épargnées, et les urgences comme d’habitude sont assurées, les malades eux, souffrent toujours. Ils sont obligés de prendre leur mal en patience, car dans le compte de cette grève, les patients qui sont partis se faire consulter sont malheureusement retournés chez eux à la maison sans gain de cause. La situation est préoccupante et beaucoup se demandent comment seront les jours suivants de la grève. Comme par le passé, quand le personnel soignant rentre en grève, c’est toujours la pauvre population qui en fait les frais.

Cette nouvelle grève, selon le Syndicat des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT), réuni en AG le mardi dernier, est menée pour réclamer leurs revendications sur lesquelles jusqu’à présent le gouvernement n’a pas encore trouvé de solutions, malgré la rencontre qui a eu lieu entre le syndicat et les autorités gouvernementales à la Primature le mardi dernier, veille de la grève.

En effet, dans un préavis de grève adressé au Premier Ministre le 19 novembre dernier, les agents de santé réunis dans le Syndicat National des Praticiens Hospitaliers du Togo (SYNPHOT) demandent au gouvernement « de procéder au payement régulier de l’allocation forfaitaire aux agents », « de tenir compte de son impact dans le budget de 2014 tel que le prévoit l’accord du 07 octobre entre la STT et le gouvernement » et « de procéder au paiement des primes de risque contagion aux agents émargeant sur les budgets COGES, recrutés après décembre 2008 et remplissant les critères d’éligibilité ».

Rappelons que cette année 2013, la grogne sociale devient de plus en plus inquiétante. A part la grève dans le secteur de la santé, celui de l’éducation fait beaucoup couler d’encre et de salive. La crise entre  les enseignants et le gouvernement est toujours sur le tapis sans de solution et n’est pas sans conséquences sur l’avenir des élèves, qui eux aussi manifestent dans les rues pour réclamer les cours.

Vivement que les protagonistes trouvent un terrain d’entente pour que l’éducation et la santé soient sauvées dans notre pays.

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